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Les paroles de la chanson
« Gueule de nuit »
Barbara

J’suis une souris, geule de nuit,
Et je vais, je viens, je passe, passe.
J’suis pas du jour, gueule d’amour.
D’ailleurs j’suis de Montparnasse, nasse.
Cherchez pas de mystère, j’en ai pas.
J’ai bon caractère, mais faut pas,
Pas pousser grand-mère d’un faux pas, ah.

Oui, j’aurais pu, comme vous
Ou comme toi, être ronde, ronde
Mais c’est foutu, c’est classé
Car Dieu m’a préférée longue, longue.
Pour c’que j’ai à faire, ça m’gêne pas.
On peut pas s’refaire, jeune ou pas.
Passez donc la main,
La main dans la main, et viens.

J’voudrais voir l’automne, dans le petit matin,
Quand le ciel s’étonne
Sur le canal Saint-Martin.
Au lieu d’ça, je trime,
Alors j’imagine
Que je vois l’automne, dans le petit matin
Et je m’abandonne
Et j’en rêve et c’est bien.
J’ai jamais vu ça,
J’ai jamais vu ça.
J’voudrais voir l’automne,
L’automne avec toi.

Parfois je pense à ce que j’aurais pu être, être,
Tiens, la Goulue, Malibran, ou la Divine peut-être, être.
Ah, les années trente, trente et un,
Monsieur de Truc ou de Machin
Prenait ta vertu
Et t’avait pignon sur rue.

Je m’serais payé, dans mon fiacre,
Un drôle de tour du monde, monde
Et, des montagnes aux lacs,
Je l’aurais dansée ma ronde, ronde
En boa, bottée, dans mon fiacre
Et toi, chapeauté, chapeau clac,
On s’en s’rait allés.
Allez, fouette cocher, et viens!

Viens donc voir l’automne, dans le petit matin,
Quand le ciel s’étonne, sur le canal Saint-Martin.
Non mais t’imagines?
Au lieu d’ça, je trime.
J’voudrais voir l’automne, dans le petit matin,
Quand le ciel s’étonne, de Passy à Pantin.
J’ai jamais vu ça,
J’ai jamais vu ça.
J’voudrais voir l’automne,
L’automne avec toi.

On peut rêver, rêvasser
A c’qu’on aurait voulu être, être,
Mais c’est foutu, c’est classé.
Ce n’est pas plus mal peut-être, être
V’là la fin du jour, geule d’amour.
C’est bientôt la nuit, gueule de nuit.
En robe de lumière,
J’serai à mon affaire, viens.

Après tout, l’automne, dans le petit matin,
Quand le ciel s’étonne, on verra ça demain.
Viens, la ville s’allume
Et Paris s’emplume.
Après tout, l’automne, dans le petit matin,
Qu’est-ce que ça paut faire
Puisqu’on s’aime et c’est bien.
Un amour comme ça,
J’ai jamais vu ça.
J’ai jamais vu ça,
Dieu, que ça m’étonne, tilalala...

J’suis ta souris, gueule de nuit.
Avec toi je vais, je passe, passe.
J’suis ta souris de la nuit.
Viens, j’t’emmène à Montparnasse, nasse.
J’suis ta souris de la nuit,
J’suis ta souris, gueule de nuit.
J’suis ta souris de la nuit,
J’suis ta souris, gueule de nuit.