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Les paroles de la chanson
« Va va petit homme »
Philippe Forcioli

Va, va petit homme
L’amour est la clef du temps
Va, va p’tit bonhomme
Gronde la source au printemps
Va, va ta chimère
Trouvera corps au présent
Va, va la poussière
Et la joie ont goût de sang

Va, va petit homme
Le sang ne te fait pas peur
Va, va p’tit bonhomme
Les yeux s’ouvrent avec des pleurs
Va, va cette échelle
Que tu lances avec ton cœur
Va, va vers la belle
Elle attend et toute en fleurs

Crie, crie tes blasphèmes
Il en est de bien plus grands
Dis, dis ton poème
Il a touché des enfants
Va, va si tu sèmes
Des graines se perdent au vent
Va, va le problème
C’est de tenir vie au vent

Oui, oui cette époque
N’est pas faite pour les gueux
Oui, oui on se moque
Des sincères et des fougueux
Oui, oui ta folie
Serpent qui se mord la queue
Oui, oui c’est la scie
Le rabot, le clou hideux

Non, non c’est ta faute
Ce sont tes péchés passés
Dont tu paies la note
C’est le pus du cœur blessé
Non, non cette chute
Cette boue dans le fossé
Oui, oui c’est la lutte
Jacob et l’Ange enlacés

Prie, prie c’est la Terre
Qui hurle dans ce combat
Ta petite Terre
Le mystère de tes pas
Si la loi du Père
C’est l’amour, Il s’en viendra
Ce rai de lumière
Et la paix au creux des bras

Ô Terre nouvelle
Je t’appelle avec mon chant
Je sais les ficelles
De ce métier trébuchant
La libre hirondelle
Et les crocs des chiens méchants
Mépris, la poubelle
Quand ta force va clochant

Va, va de ta plume
Fais la course avec la mort
Le marteau, l’enclume
Eh bien c’est du rythme encor
Ici, sur la scène
Tu es un marin au port
Dans deux heures à peine
Brillera l’horizon d’or

Va, va petit homme
L’enfance au bout a raison
La folle innocence
C’est de perdre ses raisons
Va, va ton affaire
C’est tirer la langue aux grands
Leur montrer misère
Et de relever le gant

Oh, oui la bataille
Oui, c’est le fer et le feu
La franche pagaille
De l’esprit dans les cheveux
Brillez, feux de paille!
Montrez vos lueurs aux cieux
Poussez la marmaille
Des lamentations vers Dieu

Tremblez pauvres riches
Et vos tricheries de sous
Vos femmes-caniches
La chaîne de leurs dessous
Pleurez pauvres pauvres
Vous êtes des rats d’égouts
La lumière des pauvres
Elle n’a plus l’étoile au bout

Vienne l’évangile
Celui de ces temps nouveaux
Poésie vigile
Monte la garde bien haut
Soufflez la tempête
Et claque panache blanc
Et bleu de la fête
Des athlètes au cœur battant

Tais-toi, c’est le souk
Tu déboussoles, au fou
On attend le look
D’un bel artiste, coucou!
Tout ça sent la merde
Vous mettrai le nez dessus
La gerbe superbe
Dans la boue elle fut conçue

Tais-toi, ma colère
Tu fais le mal en ce cri
La haine, vipère
Elle te guette en ce pari
Croulez les murailles
Des fleurs au goudron des rues
Pourquoi tant me fouaille
Votre impossible venue?

Va, va le voyage
Hisse la voile inconnue
Un chant de courage,
Une éclaircie dans la nue
Va, va petit homme
La belle est là, elle est nue
Elle te tend sa pomme
Ta chanson est reconnue

Va, va petit homme
L’amour t’a pris, tu es nu
Va, va p’tit bonhomme
À ta source on aura bu